Ca y est, nous y sommes ! Le mois de décembre 2012, moment ô
combien attendu, arrive à grands pas. Non, je ne parle pas du débarquement de
St Nicolas, ni des cadeaux de Noël, et encore moins de la fin du monde. L'évènement dont je vous parle est autrement plus excitant. En effet,
pour nous, étudiants de 3ème bachelier et de 1er master, il est déjà temps de
soumettre nos candidatures Erasmus. Certains sont chauds bouillants, d’autres,
par contre, se tâtent, et c’est tout à leur honneur, chacun appréhendant cette
décision à sa façon. C’est pour cela que les Novelles ont choisi de vous
proposer, dans ce nouveau numéro, un petit aperçu des premières impressions de nos
camarades qui, en ce moment-même, expérimentent les études de droit dans un autre pays d’Europe. Nous avons suivi 5
étudiants de MA2 qui, tapis dans une contrée lointaine, vivent actuellement une
expérience inoubliable. Grâce à leurs conseils, nous espérons que les plus
indécis d’entre vous pourront se faire une petite idée sur cette intrigante,
mais à tout le moins attirante, expérience qu’est l’Erasmus…
1) Pourquoi as-tu décidé de
partir en Erasmus ?
Elise (Fribourg) : J’ai
toujours eu envie de vivre une expérience à l’étranger. L’Erasmus était la
bonne occasion de le faire. Et puis je me suis dit que si je ne partais pas
maintenant, je ne le ferais jamais. J’avais aussi envie de changer un peu de la
routine de Bruxelles et du bâtiment H J !
Arthur (Paris) : Pour la
découverte, vraiment. Parce que c’est une aventure unique, l’occasion d’aller
dans une université étrangère « juste pour essayer » (je veux dire, sans que ce
soit pour y faire tout ton master ou un LLM), mais c’est aussi l’occasion de
rencontrer plein de gens et, bien sûr, de vivre dans une ville étrangère. Je ne
crois pas qu’il y ait beaucoup d’autres possibilités de vivre un truc comme ça.
Chantal (Brighton) : J’étais
déjà partie à l’étranger après ma rhéto (Allemagne et USA) et ça m’avait
beaucoup plu, j’ai donc décidé de renouveler l’expérience.
Mino (Madrid) :
J’avais envie de changer d’air, de
découvrir une nouvelle culture et d’améliorer mes connaissances linguistiques
en espagnol et en anglais. En plus, je préfère faire un Erasmus et un stage que
seulement un stage. Par ailleurs, j’avais vraiment envie de vivre une
expérience comme ça, que je ne suis pas sûre de pouvoir vivre une autre fois
dans ma vie.
2)
Pourquoi avoir choisi
cette destination plutôt qu’une autre ?
Elise (Fribourg) : J’avais
envie de partir mais j’avais peur d’être handicapée par la langue. J’ai donc
opté pour une université bilingue. J’avais le doux espoir d’apprendre
l’allemand mais jusqu’à présent, ça ne marche pas trop… J.
Arthur (Paris) : Paris
est une ville qui, niveau choses à découvrir, se situe bien au-delà de mes
espérances, mais en plus, faire un Erasmus à Paris, en tant que Belge et
francophone, relève vraiment de l’expérience unique. Tu es étranger comme les
autres Erasmus, mais en même temps moins étranger qu’eux. Et je crois qu’au
lieu de rester plus entre francophones comme on aurait tendance à le faire dans
un pays de langue étrangère, on a plus tendance à rester « entre Erasmus ». Du
coup, maintenant, je suis l’ami (et occasionnellement correcteur officiel de
langue française) d’étudiants des quatre coins du monde : de la Nouvelle-Zélande
au Brésil en passant par le Japon, l’Italie et même la Flandre ! C’est
fantastique !
Chantal (Brighton) : J’ai choisi Brighton parce que je
suis intéressée par le système juridique anglais, je voulais avoir des cours de
Common Law.
Aurelie (Aberdeen) : L’Ecosse
m’attirait car je voulais évoluer dans un environnement anglophone 24h/24h
(plutôt raté vu le nombre d’étudiants Erasmus francophones...). Mais
clairement, on progresse davantage en entendant de l’anglais (ou devrais-je
plutôt dire de l’écossais) à tous les coins de rue, dans son appart, aux cours,
ou dans les boîtes. Je
n’avais eu que des échos positifs concernant
Aberdeen, que ce soit au niveau des cours, de la ville, des sorties... Et puis
rien à faire, le whisky!
3) Une petite anecdote
marrante sur votre arrivée en terre inconnue ? Qu’avez-vous ressenti
durant les premiers jours?
Elise (Fribourg) : Je n’avais
pas réussi à trouver un logement avant d’arriver sur place, j’ai donc dormi à
l’hôtel (aux prix très abordables de la Suisse, évidemment…) pendant une
semaine avant de finalement trouver un logement. Pas de chance pour moi, ma
chambre était occupée précédemment par une gonzesse qui faisait la cuisine dans
les 9m carrés que constitue sa chambre. J’ai donc dû ouvrir ma fenêtre 24h/24
pendant 3 semaines, acheter 3 bouteilles de Febreze à 8 euros et changer de
matelas pour faire partir l’odeur de bouffe qu’elle m’avait gentiment laissée.
Le côté positif, c’est que j’aurais pu avoir encore moins de chance et me
retrouver dans le bâtiment d’à côté où il y a un joli panneau « attention
aux mycoses », avec 5 conseils pour les éviter placé juste devant les
douches.
Denis (Innsbruck) :
La
première fois que j’ai pris le bus à Innsbruck, j’ai cru que je m’étais trompé
de ville : les gens étaient incompréhensibles, tellement leur accent tyrolien
est fort !
Pour être sincère, les premiers jours, on se sent seul. Avant d’apprendre à connaître de nouvelles personnes (et comment, dès le début des cours et des activités pour étudiants Erasmus, on n’arrive plus à retenir les prénoms des gens), on a un court passage à vide, pendant lequel on ressent le plus le manque de sa famille, de ses amis, de ses repères en général. On repart « de zéro », c’est une réelle aventure vers l’inconnu (mais qui en vaut la peine !).
Pour être sincère, les premiers jours, on se sent seul. Avant d’apprendre à connaître de nouvelles personnes (et comment, dès le début des cours et des activités pour étudiants Erasmus, on n’arrive plus à retenir les prénoms des gens), on a un court passage à vide, pendant lequel on ressent le plus le manque de sa famille, de ses amis, de ses repères en général. On repart « de zéro », c’est une réelle aventure vers l’inconnu (mais qui en vaut la peine !).
4) Comment se passent les
cours ? L’approche pédagogique est-elle différente de la nôtre?
Elise (Fribourg) : On est maximum 30 par cours et il
y en a certains où on est à peine une petite dizaine les jours de grande
fréquentation. La plupart des cours allient le principe cours/séminaire et
nécessitent une participation plus active de l’étudiant. Il y a rarement moyen
de se fondre dans la masse. Il y a pour chaque cours ou presque des lectures à
faire. Dès le début de l’année, le
programme de chaque cours est établi, l’étudiant sait donc précisément quel
sera l’objet du cours quand il s’y rend.
Le site internet regroupant tous les documents pour étudiant est lui
aussi très organisé (on est très très très loin de notre magnifique Université
Virtuelle …)
Arthur (Paris) : Dans
l’ensemble, les cours sont assez similaires. Mais sur deux points, je trouve le système très
différent de chez nous. On est en Master 1, mais on a encore des tas de séances
et d’explications de méthodologie. La semaine dernière, par exemple, on a reçu trois pages pour nous expliquer comment
faire un cas pratique, et il y avait cette phrase des plus éclairantes : « Un
cas pratique, c’est pas un QCM, il faut argumenter ». Ah bon. Et puis, il y a cette approche très « concours ».
Il faut savoir qu’en France, au dessus de l’université, y a des établissement
dits « d’élite » qu’on appelle les grandes écoles, auxquelles on
accède par concours d’entrée, et puis il y a aussi le Master 2, dans lequel on
entre sur concours ou sur dossier.
Aurélie (Aberdeen) : Les
cours sont assez faciles étant donné que notre choix s’est tourné vers des
cours de 1ère et 2ème année sous les conseils de notre coordinateur académique
local. Les professeurs sont en général très attentifs à la bonne compréhension
des élèves et sont à l’écoute au moindre problème. Le nombre d’élèves est
inférieur de moitié à celui de l’ULB, les auditoires sont modernes et bien
équipés, les supports de cours plutôt complets. Une particularité à souligner :
les cours ne durent qu’une heure, ce qui facilite la concentration. D’ailleurs,
pas question de discuter!
Chantal (Brighton) : La
différence la plus marquante est qu’il est beaucoup fait appel à l’esprit
critique. Il ne s’agit pas seulement de restituer ce qu’on a appris, mais aussi
de dire ce qu’on en pense (et donc d’avoir fait des recherches sur le sujet
pour se forger une opinion).
Denis (Innsbruck) : Il
y a une interactivité et sympathie entre professeurs et étudiants que je n’ai
(hélas) que rarement ressentie à l’ULB. On se sent quasi sur un pied d’égalité,
même si on est bien conscient que les personnes qui sont devant nous nous «
dépassent » de loin.
Autre chose : on peut
arriver et repartir quand et comme on veut : c’est moins bien, je trouve. On
peut également amener son animal de compagnie : chien, rat, souris, j’aurai tout
vu à Innsbruck !
Mino (Madrid) : Les cours ne se passent pas du tout comme à l’ULB : présence obligatoire (gros bad), on est maximum une trentaine d’élèves par classe et la participation est importante. Il y a des RECRES et une sonnerie pour annoncer le début/fin du cours. Il y a des classes et les élèves restent dans le local, ce sont les profs qui se bougent. Pour la plupart des cours, il n’y a pas de syllabus. J’ai été super étonnée de voir à quel point les profs mettent un accent sur le contact professeur – étudiant : on peut poser des questions comme on veut, ils répètent 15 fois la même chose si on le leur demande. Je me permets de dire que pour l’instant en tout cas, je trouve le niveau ici plus facile qu’à l’ULB tant par rapport à la complexité de la matière qu’à sa quantité.
5) Qu’en est-il de
l’organisation? Y-a-t-il un secrétariat ouvert plus de deux heures par
jour ? Un service d’inscription qui permet carrément de s’inscrire sans
faire face aux grèves ?
Elise (Fribourg) : Je ne
sais pas si c’est vraiment utile de préciser que c’est totalement autre chose
qu’à l’ULB. Tout est très bien organisé, en tout cas pour les Erasmus. Le seul
problème (pour ne pas être totalement dépaysée de notre chère ULB): la date de
sortie des examens. Les dates d’oraux sortent une semaine avant la semaine
d’oraux et peuvent changer plusieurs fois.
Arthur (Paris) : Ah, que
dire ! Je croyais qu’à l’ULB, on ne pouvait pas faire pire, mais en fait si. Prends
ta Game Boy ou les œuvres complètes d’Emile Zola, à l’université française, on
aime faire la queue ! Pour s’inscrire (ou se réinscrire !), les 30 000
étudiants de l’université doivent passer par le même bureau. Arrivé une
demi-heure avant l’ouverture, j’ai fait 5 heures de queue avant d’obtenir, tel
le Saint Graal, ma carte d’étudiant. Tu n’en a pas encore assez ? Va donc
t’inscrire à la bibli (oui, on s’inscrit là aussi) ! 1h30 supplémentaire ! Être
étudiant à la Sorbonne, ça se mérite tous les jours !
Aurélie (Aberdeen) :
Organisation
british, rien à redire! Une cellule spéciale Erasmus veille à ce que notre
inscription se concrétise dans les plus brefs délais dès notre arrivée, nous
fournit une carte d’étudiant donnant accès aux bibliothèques universitaires, scanners,
photocopieuses, etc. Nous disposons tous d’une adresse mail nous informant des
moindres annulations de cours, mises en ligne de slides, évènements sur le
campus. Le secrétariat est ouvert toute la journée et s’occupe même de fournir
les syllabi!
Mino (Madrid) :
Mon université est globalement bien
organisée SAUF, bien sûr, pour les étudiants Erasmus : pour faire signer
notre programme de cours, on a dû attendre 3 jours dans un couloir (sans exagérer, le soir, lors de la fermeture
du secrétariat, la bonne femme nous donnait un numéro pour respecter l’ordre le
lendemain…). A part ça, je suis bluffée par l’organisation de cette
université : les étudiants peuvent voter leurs dates d’examens par
exemple !
6)
Comment s’en sort financièrement un étudiant dans la
ville où tu te trouves ? Les sorties, la nourriture, le logement ?
Est-ce abordable ?
Elise (Fribourg) : J’ai eu
de la chance, j’ai réussi à trouver un logement abordable par rapport au coût
de la vie ici, mais ça reste cher pour ce que c’est… Quant à la nourriture et
aux sorties... Le menu médium au MacDo à 12 euros, le billet de train à 35
euros ou la 33cl à plus de 4euros, ça fait plutôt mal.
Arthur (Paris) : Financièrement,
j’ai beaucoup de chance : j’ai gagné à l’Euro Millions la semaine passée ! Non,
sérieusement, j’ai beaucoup de chance au niveau du logement : je suis à la Cité
Internationale Universitaire de Paris. C’est un
parc où sont réunies des fondations de différents pays qui logent des étudiants
étrangers à des prix très abordables. Pour
ce qui est de manger à l’université le midi, c’est un peu paradoxal : soit
c’est des sandwiches à 6 euros, soit des plats gastronomiques à 17 euros, soit
il faut aller un peu plus loin pour trouver un Resto U (U pour Universitaire). C’est
comme une sorte de chez Théo interuniversitaire où on te sert un copieux
entrée-plat-dessert pour 3,10 euros. Si tu veux faire des sorties culturelles,
les musées sont gratuits en-dessous de 26 ans, et la mairie de Paris offre
chaque jour des places de théâtre et spectacles gratuites aux jeunes. C’est
cool.
Aurélie (Aberdeen) :
La vie est plus chère qu’en Belgique. De mon point de
vue, ça se manifeste surtout dans le prix du loyer. La nourriture des grandes
surfaces est abordable et variée. Mieux vaut toutefois se faire son sandwich à
midi au risque de devoir débourser 5 euros et d’avoir l’estomac toujours vide.
Par contre, niveau sorties c’est même moins cher puisque nous sommes dans une
ville estudiantine. Suivant les promotions, les shots coutent à peine 1 euros
dans les boîtes et il suffit de s’inscrire sur la guestlist pour profiter de
l’entrée gratuite.
7)
Quel est, selon toi, l’intérêt de faire un Erasmus dans
une matière avec autant de particularités nationales que le droit ? Est-ce
un atout pour l’avenir ?
Aurelie (Aberdeen) :
L’intérêt
de s’ouvrir à d’autres cultures juridiques est considérable. Cela permet de
s’interroger sur la manière dont notre droit résout certaines problématiques et
les réponses qui y sont apportées par d’autres traditions juridiques. Le droit
est en évolution constante, de plus en plus influencé par les réglementations
européennes qui prennent en compte les particularités nationales. Il me semble
que pour comprendre ce mouvement, il est essentiel de sortir le nez de nos
frontières.
Mino (Madrid) :
Je suis
plutôt intéressée par le domaine du droit européen et je n’ai pris quasi que
des cours de droit international, donc au final j’ai pas l’impression de
vraiment perdre mon temps au niveau du droit, j’apprends des notions qui sont
valables partout en Europe. Le principal
atout qu’un Erasmus t’apporte au niveau du CV, c’est la connaissance d’autres
langues. En plus, avant de partir, j’ai parlé à de nombreux professionnels qui
m’assuraient que le fait de faire un Erasmus prouve ta capacité d’adaptation,
ta débrouillardise etc…
8) Et la fête ? Qu’est
ce que ça vaut ? Jefke un jour, Jefke
toujours, ou as-tu été conquis par les festivités étrangères ?
Elise (Fribourg) : On ne
peut pas vraiment dire que les Suisses ont le sens de la fête. Fribourg est une
ville étudiante et pourtant, à part le lundi soir, il n’y a presque jamais
personne qui sort, c’est assez bizarre. Heureusement, la mentalité des Erasmus
permet d’avoir presque tous les soirs quelque chose de prévu.
Arthur (Paris) : Oui, soirées vin-fromages-charcuteries,
je suis conquis ! Le jour où on servira de la Tomme
de Savoie et de la Fourme d’Ambert à la Jefke, j’irai tous les soirs ! Sinon,
les Erasmus Parties, qui ont lieu toutes les semaines (si pas tous les soirs)
ressemblent assez à ce qu’on peut vivre dans n’importe quelle boîte de nuit.
Mino
(Madrid) : La
fête en Espagne est unique au monde… surtout les célèbres « botellons » (tous les
jeunes de la ville se retrouvent dans un parc avec leurs propres bouteilles et..
on boit !) Il faut vraiment venir pour tester ca ! Sinon, dans la
rue, il y a des racoleurs qui te font rentrer en boîte/bar gratuitement, et en
plus on t’offre à boire… De nombreuses fêtes Erasmus à prix très avantageux
sont aussi organisées dans les grosses boîtes de la ville : des fois, tu
peux même rentrer gratuitement en boîte open bar !
9)
Qu’en est-il du folklore dans la ville où tu te
trouves ? Y-a-t-il des cercles étudiants, des baptêmes ?
Elise (Fribourg) : Il y a
seulement une fraternité, recluse dans une petite maison en basse ville et
snobée par presque tous les étudiants. Les membres sont en costard quand ils
sortent dans la ville et elle est composée exclusivement d’hommes. Pas très
folklo, en somme.
Arthur (Paris) : Ha, tu pensais
m’avoir sur ce coup-là ! Article 225-16-1 du Code Pénal Français ! Le bizutage
est un délit puni de 6 mois d’emprisonnement / 7 500 euros d’amende ! On
ne fait pas des choses pareilles, ici ! Même si j’ai
vu de loin un groupe d’étudiants peu habillés, portant des pancartes autour du
cou, crier quelque chose Place de la Sorbonne, je ne sais pas
très bien si c’était un baptême ou s’ils manifestaient. Parce que oui, à part
faire la queue, l’étudiant français aime bien manifester.
Aurélie (Aberdeen) : Les
universités anglophones sont très axées sur la participation des étudiants aux «societies». Il s’agit de
cercles d’étudiants qui se rassemblent autour de thèmes variés (sport, cuisine,
whisky, danse, photographie,...). Selon moi, c’est une excellente idée car
cela permet de rencontrer des étudiants qui ont les mêmes centres d’intérêt, de
développer un esprit d’équipe et une certaine autonomie dans l’organisation
d’évènements. Par contre, je n’ai pas entendu parler de baptêmes…
Mino (Madrid) :
Dans mon université privée et archi catho, les seules associations que j’ai vues,
c’est plus des trucs genre « frères madrilènes : aidons les
sdf ».
Denis (Innsbruck) :
Ca
par contre, ils ne connaissent pas vraiment les Autrichiens… Le seul baptême
dont j’ai connaissance (mais auquel je n’ai pas participé) est un baptême
luxembourgeois qui dure un jour (une vaste farce à qu’il paraît). Donc, de ce
point de vue, -1 !
10)
Comment appréhendez-vous le retour à Bruxelles ? La
reprise des cours, la rédaction du mémoire ? Vous sentez-vous grandis de
par cette expérience ?
Elise (Fribourg) : Je pense que je serai contente de
retrouver ma vie, mes potes, etc… mais l’expérience est tellement unique ici
que j’essaye de profiter de tous les instants le mieux possible, pour rien
regretter. Le deuxième quadri sera fort chargé, je n’aurai pas le temps de m’ennuyer
non plus à Bruxelles. Je pense que je
sors grandie de cette expérience sur plein de points. Le plus important, je
crois, est le recul que cette expérience m’a permis d’avoir sur ma vie en
Belgique.
Arthur
(Paris) :
J’ai déjà un (tout petit) peu commencé les recherches pour
mon mémoire mais je pense me mettre sérieusement à la rédaction à mon retour. Et grandi, ça sans aucun doute, c’est
vraiment une expérience que je n’oublierai pas ! J’ai déjà passé le weekend des
élections communales à Bruxelles et rien que d’être sur le campus du Solbosch,
c’était un truc de dingue, une émotion indescriptible, je me sentais dans une
sorte de mélange d’Alice au pays des
merveilles et de Chantons sous la
pluie. Incroyable.
Aurélie (Aberdeen) :
En ce qui me concerne, la rédaction du
mémoire est prévue pour janvier... Pas facile de trouver l’équilibre en Erasmus
mais ça me permettra de vivre à fond mon dernier quadrimestre à l’ULB! Et oui,
sans hésiter, l’Erasmus est une expérience formatrice à tous points de vue, que
je conseille à tous les étudiants avant de se lancer dans la dure vie
professionnelle...
Merci à
tous pour votre collaboration,
Par Nathalie Vandevelde
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Suisse - Fribourg
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En moyenne 3,50 euros la 25cl.
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France - Paris
|
En
moyenne 3 euros. Un conseil, allez
faire un tour bar de la Maison des Belges à la Cité Universitaire. On y vend,
dit-on, les bières les moins chères de Paris (à 1 euro les 25cl).
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Autriche - Innsbruck
|
Autour des 2€-2.2€ dans un bar classique
[vin chaud à 1.5€ par contre, et des bons !] |
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Ecosse - Aberdeen
|
Nous vous donnons plutôt
le prix d’un cidre, c’est plus local : 3,5
pounds dans un bar.
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Espagne - Madrid
|
le moins cher que l’on puisse
trouver, c’est un demi- litre à un
euro.
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