dimanche 13 janvier 2013

L’Erasmus en 10 questions


Ca y est, nous y sommes ! Le mois de décembre 2012, moment ô combien attendu, arrive à grands pas. Non, je ne parle pas du débarquement de St Nicolas, ni des cadeaux de Noël, et encore moins de la fin du monde. L'évènement dont je vous parle est autrement plus excitant. En effet, pour nous, étudiants de 3ème bachelier et de 1er master, il est déjà temps de soumettre nos candidatures Erasmus. Certains sont chauds bouillants, d’autres, par contre, se tâtent, et c’est tout à leur honneur, chacun appréhendant cette décision à sa façon. C’est pour cela que les Novelles ont choisi de vous proposer, dans ce nouveau numéro, un petit aperçu des premières impressions de nos camarades qui, en ce moment-même, expérimentent les études de droit dans un autre pays d’Europe. Nous avons suivi 5 étudiants de MA2 qui, tapis dans une contrée lointaine, vivent actuellement une expérience inoubliable. Grâce à leurs conseils, nous espérons que les plus indécis d’entre vous pourront se faire une petite idée sur cette intrigante, mais à tout le moins attirante, expérience qu’est l’Erasmus…

1)  Pourquoi as-tu décidé de partir en Erasmus ?
Elise (Fribourg) : J’ai toujours eu envie de vivre une expérience à l’étranger. L’Erasmus était la bonne occasion de le faire. Et puis je me suis dit que si je ne partais pas maintenant, je ne le ferais jamais. J’avais aussi envie de changer un peu de la routine de Bruxelles et du bâtiment H J !

Arthur (Paris) : Pour la découverte, vraiment. Parce que c’est une aventure unique, l’occasion d’aller dans une université étrangère « juste pour essayer » (je veux dire, sans que ce soit pour y faire tout ton master ou un LLM), mais c’est aussi l’occasion de rencontrer plein de gens et, bien sûr, de vivre dans une ville étrangère. Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’autres possibilités de vivre un truc comme ça.

Chantal (Brighton) : J’étais déjà partie à l’étranger après ma rhéto (Allemagne et USA) et ça m’avait beaucoup plu, j’ai donc décidé de renouveler l’expérience.

Mino (Madrid) : J’avais envie de changer d’air, de découvrir une nouvelle culture et d’améliorer mes connaissances linguistiques en espagnol et en anglais. En plus, je préfère faire un Erasmus et un stage que seulement un stage. Par ailleurs, j’avais vraiment envie de vivre une expérience comme ça, que je ne suis pas sûre de pouvoir vivre une autre fois dans ma vie.

2) Pourquoi avoir choisi cette destination plutôt qu’une autre ?
Elise (Fribourg) : J’avais envie de partir mais j’avais peur d’être handicapée par la langue. J’ai donc opté pour une université bilingue. J’avais le doux espoir d’apprendre l’allemand mais jusqu’à présent, ça ne marche pas trop… J.

Arthur (Paris) : Paris est une ville qui, niveau choses à découvrir, se situe bien au-delà de mes espérances, mais en plus, faire un Erasmus à Paris, en tant que Belge et francophone, relève vraiment de l’expérience unique. Tu es étranger comme les autres Erasmus, mais en même temps moins étranger qu’eux. Et je crois qu’au lieu de rester plus entre francophones comme on aurait tendance à le faire dans un pays de langue étrangère, on a plus tendance à rester « entre Erasmus ». Du coup, maintenant, je suis l’ami (et occasionnellement correcteur officiel de langue française) d’étudiants des quatre coins du monde : de la Nouvelle-Zélande au Brésil en passant par le Japon, l’Italie et même la Flandre ! C’est fantastique !

Chantal (Brighton) : J’ai choisi Brighton parce que je suis intéressée par le système juridique anglais, je voulais avoir des cours de Common Law.

Aurelie (Aberdeen) : L’Ecosse m’attirait car je voulais évoluer dans un environnement anglophone 24h/24h (plutôt raté vu le nombre d’étudiants Erasmus francophones...). Mais clairement, on progresse davantage en entendant de l’anglais (ou devrais-je plutôt dire de l’écossais) à tous les coins de rue, dans son appart, aux cours, ou dans les boîtes. Je n’avais eu que des échos positifs concernant Aberdeen, que ce soit au niveau des cours, de la ville, des sorties... Et puis rien à faire, le whisky!

3) Une petite anecdote marrante sur votre arrivée en terre inconnue ? Qu’avez-vous ressenti durant les premiers jours?
Elise (Fribourg) : Je n’avais pas réussi à trouver un logement avant d’arriver sur place, j’ai donc dormi à l’hôtel (aux prix très abordables de la Suisse, évidemment…) pendant une semaine avant de finalement trouver un logement. Pas de chance pour moi, ma chambre était occupée précédemment par une gonzesse qui faisait la cuisine dans les 9m carrés que constitue sa chambre. J’ai donc dû ouvrir ma fenêtre 24h/24 pendant 3 semaines, acheter 3 bouteilles de Febreze à 8 euros et changer de matelas pour faire partir l’odeur de bouffe qu’elle m’avait gentiment laissée. Le côté positif, c’est que j’aurais pu avoir encore moins de chance et me retrouver dans le bâtiment d’à côté où il y a un joli panneau « attention aux mycoses », avec 5 conseils pour les éviter placé juste devant les douches.

Denis (Innsbruck) : La première fois que j’ai pris le bus à Innsbruck, j’ai cru que je m’étais trompé de ville : les gens étaient incompréhensibles, tellement leur accent tyrolien est fort !
Pour être sincère, les premiers jours, on se sent seul. Avant d’apprendre à connaître de nouvelles personnes (et comment, dès le début des cours et des activités pour étudiants Erasmus, on n’arrive plus à retenir les prénoms des gens), on a un court passage à vide, pendant lequel on ressent le plus le manque de sa famille, de ses amis, de ses repères en général. On repart « de zéro », c’est une réelle aventure vers l’inconnu (mais qui en vaut la peine !).

4) Comment se passent les cours ? L’approche pédagogique est-elle différente de la nôtre?
Elise (Fribourg) : On est maximum 30 par cours et il y en a certains où on est à peine une petite dizaine les jours de grande fréquentation. La plupart des cours allient le principe cours/séminaire et nécessitent une participation plus active de l’étudiant. Il y a rarement moyen de se fondre dans la masse. Il y a pour chaque cours ou presque des lectures à faire.  Dès le début de l’année, le programme de chaque cours est établi, l’étudiant sait donc précisément quel sera l’objet du cours quand il s’y rend.  Le site internet regroupant tous les documents pour étudiant est lui aussi très organisé (on est très très très loin de notre magnifique Université Virtuelle …)

Arthur (Paris) : Dans l’ensemble, les cours sont assez similaires. Mais sur  deux points, je trouve le système très différent de chez nous. On est en Master 1, mais on a encore des tas de séances et d’explications de méthodologie. La semaine dernière, par exemple, on  a reçu trois pages pour nous expliquer comment faire un cas pratique, et il y avait cette phrase des plus éclairantes : « Un cas pratique, c’est pas un QCM, il faut argumenter ». Ah bon. Et puis, il y a cette approche très « concours ». Il faut savoir qu’en France, au dessus de l’université, y a des établissement dits « d’élite » qu’on appelle les grandes écoles, auxquelles on accède par concours d’entrée, et puis il y a aussi le Master 2, dans lequel on entre sur concours ou sur dossier.

Aurélie (Aberdeen) : Les cours sont assez faciles étant donné que notre choix s’est tourné vers des cours de 1ère et 2ème année sous les conseils de notre coordinateur académique local. Les professeurs sont en général très attentifs à la bonne compréhension des élèves et sont à l’écoute au moindre problème. Le nombre d’élèves est inférieur de moitié à celui de l’ULB, les auditoires sont modernes et bien équipés, les supports de cours plutôt complets. Une particularité à souligner : les cours ne durent qu’une heure, ce qui facilite la concentration. D’ailleurs, pas question de discuter!

Chantal (Brighton) : La différence la plus marquante est qu’il est beaucoup fait appel à l’esprit critique. Il ne s’agit pas seulement de restituer ce qu’on a appris, mais aussi de dire ce qu’on en pense (et donc d’avoir fait des recherches sur le sujet pour se forger une opinion).

Denis (Innsbruck) : Il y a une interactivité et sympathie entre professeurs et étudiants que je n’ai (hélas) que rarement ressentie à l’ULB. On se sent quasi sur un pied d’égalité, même si on est bien conscient que les personnes qui sont devant nous nous « dépassent » de loin.
Autre chose : on peut arriver et repartir quand et comme on veut : c’est moins bien, je trouve. On peut également amener son animal de compagnie : chien, rat, souris, j’aurai tout vu à Innsbruck !

Mino (Madrid) : Les cours ne se passent pas du tout comme à l’ULB : présence obligatoire (gros bad), on est maximum une trentaine d’élèves par classe et la participation est importante. Il y a des RECRES et une sonnerie pour annoncer le début/fin du cours. Il y a des classes et les élèves restent dans le local, ce sont les  profs qui se bougent. Pour la plupart des cours, il n’y a pas de syllabus. J’ai été super étonnée de voir à quel point les profs mettent un accent sur le contact professeur – étudiant : on peut poser des questions comme on veut, ils répètent  15  fois la même chose si on le leur demande. Je me permets de dire que pour l’instant en tout cas, je trouve le niveau ici plus facile qu’à l’ULB tant par rapport à la complexité de la matière qu’à sa quantité.

5) Qu’en est-il de l’organisation? Y-a-t-il un secrétariat ouvert plus de deux heures par jour ? Un service d’inscription qui permet carrément de s’inscrire sans faire face aux grèves ?
Elise (Fribourg) : Je ne sais pas si c’est vraiment utile de préciser que c’est totalement autre chose qu’à l’ULB. Tout est très bien organisé, en tout cas pour les Erasmus. Le seul problème (pour ne pas être totalement dépaysée de notre chère ULB): la date de sortie des examens. Les dates d’oraux sortent une semaine avant la semaine d’oraux et peuvent changer plusieurs fois.

Arthur (Paris) : Ah, que dire ! Je croyais qu’à l’ULB, on ne pouvait pas faire pire, mais en fait si. Prends ta Game Boy ou les œuvres complètes d’Emile Zola, à l’université française, on aime faire la queue ! Pour s’inscrire (ou se réinscrire !), les 30 000 étudiants de l’université doivent passer par le même bureau. Arrivé une demi-heure avant l’ouverture, j’ai fait 5 heures de queue avant d’obtenir, tel le Saint Graal, ma carte d’étudiant. Tu n’en a pas encore assez ? Va donc t’inscrire à la bibli (oui, on s’inscrit là aussi) ! 1h30 supplémentaire ! Être étudiant à la Sorbonne, ça se mérite tous les jours !

Aurélie (Aberdeen) : Organisation british, rien à redire! Une cellule spéciale Erasmus veille à ce que notre inscription se concrétise dans les plus brefs délais dès notre arrivée, nous fournit une carte d’étudiant donnant accès aux bibliothèques universitaires, scanners, photocopieuses, etc. Nous disposons tous d’une adresse mail nous informant des moindres annulations de cours, mises en ligne de slides, évènements sur le campus. Le secrétariat est ouvert toute la journée et s’occupe même de fournir les syllabi!

Mino (Madrid) : Mon université est globalement bien organisée SAUF, bien sûr, pour les étudiants Erasmus : pour faire signer notre programme de cours, on a dû attendre 3 jours dans un couloir  (sans exagérer, le soir, lors de la fermeture du secrétariat, la bonne femme nous donnait un numéro pour respecter l’ordre le lendemain…). A part ça, je suis bluffée par l’organisation de cette université : les étudiants peuvent voter leurs dates d’examens par exemple !

6) Comment s’en sort financièrement un étudiant dans la ville où tu te trouves ? Les sorties, la nourriture, le logement ? Est-ce abordable ?
Elise (Fribourg) : J’ai eu de la chance, j’ai réussi à trouver un logement abordable par rapport au coût de la vie ici, mais ça reste cher pour ce que c’est… Quant à la nourriture et aux sorties... Le menu médium au MacDo à 12 euros, le billet de train à 35 euros ou la 33cl à plus de 4euros, ça fait plutôt mal.

Arthur (Paris) : Financièrement, j’ai beaucoup de chance : j’ai gagné à l’Euro Millions la semaine passée ! Non, sérieusement, j’ai beaucoup de chance au niveau du logement : je suis à la Cité Internationale Universitaire de Paris. C’est un parc où sont réunies des fondations de différents pays qui logent des étudiants étrangers à des prix très abordables.  Pour ce qui est de manger à l’université le midi, c’est un peu paradoxal : soit c’est des sandwiches à 6 euros, soit des plats gastronomiques à 17 euros, soit il faut aller un peu plus loin pour trouver un Resto U (U pour Universitaire). C’est comme une sorte de chez Théo interuniversitaire où on te sert un copieux entrée-plat-dessert pour 3,10 euros. Si tu veux faire des sorties culturelles, les musées sont gratuits en-dessous de 26 ans, et la mairie de Paris offre chaque jour des places de théâtre et spectacles gratuites aux jeunes. C’est cool.

Aurélie (Aberdeen) : La vie  est plus chère qu’en Belgique. De mon point de vue, ça se manifeste surtout dans le prix du loyer. La nourriture des grandes surfaces est abordable et variée. Mieux vaut toutefois se faire son sandwich à midi au risque de devoir débourser 5 euros et d’avoir l’estomac toujours vide. Par contre, niveau sorties c’est même moins cher puisque nous sommes dans une ville estudiantine. Suivant les promotions, les shots coutent à peine 1 euros dans les boîtes et il suffit de s’inscrire sur la guestlist pour profiter de l’entrée gratuite.


7) Quel est, selon toi, l’intérêt de faire un Erasmus dans une matière avec autant de particularités nationales que le droit ? Est-ce un atout pour l’avenir ?
Aurelie (Aberdeen) :   L’intérêt de s’ouvrir à d’autres cultures juridiques est considérable. Cela permet de s’interroger sur la manière dont notre droit résout certaines problématiques et les réponses qui y sont apportées par d’autres traditions juridiques. Le droit est en évolution constante, de plus en plus influencé par les réglementations européennes qui prennent en compte les particularités nationales. Il me semble que pour comprendre ce mouvement, il est essentiel de sortir le nez de nos frontières.

Mino (Madrid) : Je suis plutôt intéressée par le domaine du droit européen et je n’ai pris quasi que des cours de droit international, donc au final j’ai pas l’impression de vraiment perdre mon temps au niveau du droit, j’apprends des notions qui sont valables partout en Europe.  Le principal atout qu’un Erasmus t’apporte au niveau du CV, c’est la connaissance d’autres langues. En plus, avant de partir, j’ai parlé à de nombreux professionnels qui m’assuraient que le fait de faire un Erasmus prouve ta capacité d’adaptation, ta débrouillardise etc…

8) Et la fête ? Qu’est ce que ça vaut ?  Jefke un jour, Jefke toujours, ou as-tu été conquis par les festivités étrangères ?
Elise (Fribourg) : On ne peut pas vraiment dire que les Suisses ont le sens de la fête. Fribourg est une ville étudiante et pourtant, à part le lundi soir, il n’y a presque jamais personne qui sort, c’est assez bizarre. Heureusement, la mentalité des Erasmus permet d’avoir presque tous les soirs quelque chose de prévu.

Arthur (Paris) : Oui, soirées vin-fromages-charcuteries, je suis conquis ! Le jour où on servira de la Tomme de Savoie et de la Fourme d’Ambert à la Jefke, j’irai tous les soirs ! Sinon, les Erasmus Parties, qui ont lieu toutes les semaines (si pas tous les soirs) ressemblent assez à ce qu’on peut vivre dans n’importe quelle boîte de nuit.

Mino (Madrid) : La fête en Espagne est unique au monde… surtout  les célèbres « botellons » (tous les jeunes de la ville se retrouvent dans un parc avec leurs propres bouteilles et.. on boit !) Il faut vraiment venir pour tester ca ! Sinon, dans la rue, il y a des racoleurs qui te font rentrer en boîte/bar gratuitement, et en plus on t’offre à boire… De nombreuses fêtes Erasmus à prix très avantageux sont aussi organisées dans les grosses boîtes de la ville : des fois, tu peux même rentrer gratuitement en boîte open bar !

9) Qu’en est-il du folklore dans la ville où tu te trouves ? Y-a-t-il des cercles étudiants, des baptêmes ?
Elise (Fribourg) : Il y a seulement une fraternité, recluse dans une petite maison en basse ville et snobée par presque tous les étudiants. Les membres sont en costard quand ils sortent dans la ville et elle est composée exclusivement d’hommes. Pas très folklo, en somme.

Arthur (Paris) : Ha, tu pensais m’avoir sur ce coup-là ! Article 225-16-1 du Code Pénal Français ! Le bizutage est un délit puni de 6 mois d’emprisonnement / 7 500 euros d’amende ! On ne fait pas des choses pareilles, ici ! Même si j’ai vu de loin un groupe d’étudiants peu habillés, portant des pancartes autour du cou, crier quelque chose Place de la Sorbonne, je ne sais pas très bien si c’était un baptême ou s’ils manifestaient. Parce que oui, à part faire la queue, l’étudiant français aime bien manifester.

Aurélie (Aberdeen) : Les universités anglophones sont très axées sur la participation des étudiants aux «societies». Il s’agit de cercles d’étudiants qui se rassemblent autour de thèmes variés (sport, cuisine, whisky, danse, photographie,...). Selon moi, c’est une excellente idée car cela permet de rencontrer des étudiants qui ont les mêmes centres d’intérêt, de développer un esprit d’équipe et une certaine autonomie dans l’organisation d’évènements. Par contre, je n’ai pas entendu parler de baptêmes…

Mino (Madrid) : Dans mon université privée et archi catho, les seules associations que j’ai vues, c’est plus des trucs genre « frères madrilènes : aidons les sdf ».

Denis (Innsbruck) : Ca par contre, ils ne connaissent pas vraiment les Autrichiens… Le seul baptême dont j’ai connaissance (mais auquel je n’ai pas participé) est un baptême luxembourgeois qui dure un jour (une vaste farce à qu’il paraît). Donc, de ce point de vue, -1 !

10)    Comment appréhendez-vous le retour à Bruxelles ? La reprise des cours, la rédaction du mémoire ? Vous sentez-vous grandis de par cette expérience ?
Elise (Fribourg) : Je pense que je serai contente de retrouver ma vie, mes potes, etc… mais l’expérience est tellement unique ici que j’essaye de profiter de tous les instants le mieux possible, pour rien regretter. Le deuxième quadri sera fort chargé, je n’aurai pas le temps de m’ennuyer non plus à Bruxelles.   Je pense que je sors grandie de cette expérience sur plein de points. Le plus important, je crois, est le recul que cette expérience m’a permis d’avoir sur ma vie en Belgique.

Arthur (Paris) : J’ai déjà un (tout petit) peu commencé les recherches pour mon mémoire mais je pense me mettre sérieusement à la rédaction à mon retour. Et grandi, ça sans aucun doute, c’est vraiment une expérience que je n’oublierai pas ! J’ai déjà passé le weekend des élections communales à Bruxelles et rien que d’être sur le campus du Solbosch, c’était un truc de dingue, une émotion indescriptible, je me sentais dans une sorte de mélange d’Alice au pays des merveilles et de Chantons sous la pluie. Incroyable.

Aurélie (Aberdeen) : En ce qui me concerne, la rédaction du mémoire est prévue pour janvier... Pas facile de trouver l’équilibre en Erasmus mais ça me permettra de vivre à fond mon dernier quadrimestre à l’ULB! Et oui, sans hésiter, l’Erasmus est une expérience formatrice à tous points de vue, que je conseille à tous les étudiants avant de se lancer dans la dure vie professionnelle...

Merci à tous pour votre collaboration,
Par Nathalie Vandevelde


                   J GUIDE PRATIQUE DU PRIX DE LA BIERE J                  


Suisse - Fribourg
En moyenne 3,50 euros la 25cl.
France - Paris
En moyenne 3 euros. Un conseil, allez faire un tour bar de la Maison des Belges à la Cité Universitaire. On y vend, dit-on, les bières les moins chères de Paris (à 1 euro les 25cl).
Autriche - Innsbruck
Autour des 2€-2.2€ dans un bar classique
[vin chaud à 1.5€ par contre, et des bons !]
Ecosse - Aberdeen
Nous vous donnons plutôt le prix d’un cidre, c’est plus local : 3,5 pounds dans un bar.
Espagne - Madrid
le moins cher que l’on puisse trouver, c’est un demi- litre à un euro.

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